En résumé
- 💰 Une dotation globale record de 61,7 millions d’euros, en hausse de 9,5 % par rapport à 2025.
- 🏆 Le vainqueur empoche 2,8 millions d’euros, le finaliste 1,4 million, avec une parité totale hommes-femmes.
- 📈 Les joueurs éliminés au premier tour repartent avec 87 000 € bruts, mais moins de la moitié après frais et impôts.
- ♿ Les dotations handisport augmentent de 14,5 %, un signal inclusif salué par la communauté.
- 🌍 Roland-Garros reste le quatrième Grand Chelem en prize money, mais comble son retard sur l’Open d’Australie.
Roland-Garros 2026 : une dotation globale record de 61,7 millions d’euros
Une augmentation de 9,5 % et une répartition détaillée
L’édition 2026 de Roland-Garros marque un nouveau cap historique pour le prize money du tournoi. La Fédération Française de Tennis a annoncé une dotation globale de 61,7 millions d’euros, soit une hausse de 9,5 % par rapport à l’année précédente. Cette progression répond aux critiques des joueurs sur le partage des revenus du tournoi. La parité hommes/femmes est totale depuis 2007, et les montants par tour sont les suivants :
| Tour | Montant (en euros) |
|---|---|
| Vainqueur (titre) | 2 800 000 € |
| Finaliste | 1 400 000 € |
| Demi-finaliste | 750 000 € |
| Quart de finaliste | 470 000 € |
| 8e de finale | 285 000 € |
| 3e tour | 187 000 € |
| 2e tour | 130 000 € |
| 1er tour | 87 000 € |
Les gains par tour : du premier tour à la finale
Vainqueur, finaliste, demi-finalistes et autres tours
Le champion de Roland-Garros 2026 percevra un chèque de 2,8 millions d’euros, soit 250 000 € de plus qu’en 2025. Le finaliste repart avec 1,4 million, les demi-finalistes avec 750 000 €, les quarts de finalistes avec 470 000 € et les huitièmes de finalistes avec 285 000 €. Des paliers en hausse régulière depuis 2020, essentiels pour les joueurs classés entre la 30e et la 50e place mondiale.
Premier tour : 87 000 €, un filet de sécurité pour les joueurs classés
Le premier tour offre désormais 87 000 €, un record absolu. C’est une somme cruciale pour les joueurs et joueuses en dehors du top 100, qui peinent à boucler leur budget saison. Attention : ce montant est brut ; après impôts, commissions du staff et frais de déplacement, il en reste souvent moins de la moitié.
Qualifications et tournois du Grand Chelem : une hausse significative
+12,9 % pour les qualifications : des montants revalorisés
Les trois tours de qualifications ont également été revalorisés : 48 000 € au 3e tour, 33 000 € au 2e et 24 000 € au 1er. Soit une augmentation de 12,9 % par rapport à 2025, en réponse aux demandes des joueurs. Les éliminés au premier tour des qualifs repartent avec 24 000 €, de quoi couvrir une partie des frais de déplacement pour les talents issus des tournois challengers.
Parité hommes/femmes : une politique exemplaire depuis 2007
Dotation identique et engagement de la FFT
Roland-Garros applique la parité des prize money hommes/femmes depuis 2007, avant Wimbledon ou l’US Open. En 2026, cette égalité est totale : mêmes sommes pour les mêmes tours. La Fédération Française de Tennis défend cet engagement historique, qui couvre tous les tableaux (simple, double, handisport) sans distinction de sexe.
Combien un joueur garde-t-il réellement ?
Prélèvements et seuil de rentabilité
Sur un gain brut de 87 000 € au premier tour, un joueur doit déduire environ 10-15 % pour son coach, 5 % pour le préparateur, 3 % pour le kiné, sans compter les impôts (20-30 % selon le pays) et les frais de déplacement (hôtel, avion). Le gain net peut tomber sous les 40 000 €. Un joueur classé entre la 100e et la 200e place dépense en moyenne 150 000 à 200 000 € par saison ; pour équilibrer, il doit gagner au moins 200 000 € de prize money par an. L’élimination au premier tour offre un filet de sécurité, mais ne couvre qu’une partie des coûts.
Roland-Garros face aux autres tournois du Grand Chelem
Comparaison avec l’US Open, Wimbledon et l’Open d’Australie
En 2026, l’US Open reste le Grand Chelem le mieux doté (environ 72 millions d’euros), suivi de Wimbledon (65 millions) et de l’Open d’Australie (63 millions). Roland-Garros, avec 61,7 millions, occupe la quatrième place mais réduit l’écart grâce à des hausses soutenues. Le prize money du premier tour (87 000 €) dépasse celui de Wimbledon (80 000 €) mais reste inférieur à celui de l’US Open (95 000 €). Des joueurs comme Carlos Alcaraz, vainqueur en 2024, ont bénéficié de cette progression. La FFT mise sur une augmentation régulière pour rattraper l’Open d’Australie dès 2027.
Une hausse nécessaire mais encore insuffisante pour les joueurs
Redistribution et dotations handisport
Malgré la hausse, le prize money ne représente qu’environ 20 % du budget total de Roland-Garros (plus de 300 millions d’euros). Les syndicats réclament 30 %, ce que la FFT juge difficile sans augmenter les prix. Par ailleurs, les dotations handisport ont augmenté de 14,5 % (vainqueur à 65 000 €), un signal inclusif salué. Au final, les gains records profitent surtout aux têtes d’affiche ; pour les autres, chaque tour gagné est une bouffée d’oxygène dans une saison coûteuse.
